Fiche pratique @CCIFrance pour comprendre le Règlement Général sur la Protection des Données #RGPD

cyber-securite

RGPD : Toutes les entreprises qui possèdent des fichiers contenant des données à caractère personnel sont concernées.

Le règlement n°2016/679 du 14 avril 2016, dit règlement général sur la protection des données (RGPD) constitue le nouveau texte de référence européen en matière de protection des données personnelles. ll remplace la directive adoptée en 1995 qui a donné lieu à des différences d’interprétation et renforce la protection des données pour les individus au sein de l’UE. Il est d’application directe sur tout le territoire de l’Union et entrera en vigueur le 25 mai 2018. Toutes les entreprises sont concernées dès lors qu’elles possèdent des fichiers contenant des données à caractère personnel de résidents européens quelle que soit leur nationalité.

Quel est l’objet du RGPD ?

Le RGPD vise à créer pour l’UE un cadre renforcé et harmonisé de la protection des données  tenant compte des récentes évolutions technologiques (Big Data, cloud computing, objets connectés, Intelligence Artificielle, …) et des défis qui accompagnent ces évolutions.

L’individu est placé au cœur du dispositif légal en renforçant ses droits (consolidation des obligations d’information, restrictions en termes de recueil de consentement, nouveau droit à la portabilité des données, à l’effacement, …).

En parallèle les devoirs et responsabilités de toute la chaîne d’acteurs, du responsable de traitement aux partenaires commerciaux en passant par les sous-traitants fournisseurs de services sont   sont amplifiés.

Ces contraintes s’appuient notamment sur les principes de « Privacy by Design » et « d’accountability » (voir lexique en bas de page). Concrètement, cela signifie que chaque entreprise doit se doter d’une politique de protection des données globale en s’assurant, dès le moment de la conception, que le nouveau service qu’elle s’apprête à lancer sur le marché et qui va lui permettre de collecter des données est bien conforme à la réglementation.

« Le RGPD vu par le youtubeur Cookie connecté » réalisée avec la CNIL

Quels sont les principales mesures du RGPD ?

  • Réalisation d’une analyse d’impact avant la mise en place d’un traitement de données
  • Consentement clair et explicite à la collecte des données
  • Accès facilité de la personne à ses données (Droit à l’oubli – Droit de portabilité)
  • Notification des violations de données personnelles (« Data Breach Notification »)
  • La création et la maintenance d’un registre des traitements devient obligatoire
  • Création des délégués à la protection des données (DPD ou DPO, Data Protection Officer) dans certains cas : organismes publics, organismes dont les activités de base les amènent à réaliser un suivi régulier et systématique des personnes à grande échelle, …
  • Transfert des données soumis à vérification
  • Restriction du profilage automatisé servant de base à une décision
  • Aggravation des sanctions (de 10 à 20 M€ ou de 2 à 4% du CA annuel mondial)

Quelles sont les actions à enclencher dans l’entreprise ?

Se mettre en conformité avec le RGPD suppose de définir au niveau de l’entreprise une Gouvernance de la Data. Parmi les exemples de mesures nouvelles et déterminantes pour se prémunir contre d’éventuelles sanctions :

  • Désigner un Délégué à la protection des données (DPD ou DPO, Data Protection Officer))
  • Cartographier les traitements actuels et déterminer leurs finalités ainsi que leur durée
  • Créer un registre des activités de traitement
  • Revoir les contrats de sous-traitance informatique et de gestion des données, les sous-traitants devant faire la démonstration de la conformité au RGPD de leurs solutions
  • Assurer la transparence et l’information des personnes dont les données vont faire l’objet d’un traitement (consentement clairement obtenu), les informer d’incidents de traitement
  • Notifier à la CNIL dans les 72h la survenance d’une faille ou intrusion
  • Regrouper la documentation nécessaire pour démontrer la conformité au règlement
  • Assurer en interne la mise en place d’un Référentiel Sécurité adéquat et mis à jour (Charte Utilisateurs des SI, Politique d’habilitation, Politique de gestion des incidents etc.)
  • Réaliser des études d’impact.

Lexique

Qu’est-ce qu’une donnée personnelle traitée ? Toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable, directement ou indirectement (nom, adresse mail, n° d’identification, localisation, IP, adresse, données de santé, revenus, centres d’intérêts etc.).

Traitements de données : toutes les opérations portant sur les données personnelles informatisées ou non (collecte, utilisation, diffusion, conservation, consultation effacement etc.).

Accountability : elle est défini par la CNIL comme « l’obligation pour les entreprises de mettre en oeuvre des mécanismes et des procédures internes permettant de démontrer le respect des règles relatives à la protection des données ». l’accountability est au coeur du RGPD.

Privacy by Design : Suivant une logique de responsabilisation, chaque acteur doit désormais s’assurer de la conformité des traitements qu’il envisage de mettre en oeuvre dès le moment de leur conception. Cela implique la mise en œuvre de mesures organisationnelles et techniques spécifiques et d’associer notamment le DPO (Délégués à la protection des données / Data Protection Officer) à chaque stade de conception d’un nouveau service.

Ressources utiles

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#AAP Dispositif National d’Aide à l’Investissement Immatériel pour les entreprises agroalimentaires – DiNAII-AC – Appel à projets 2018

Appel à projets DiNAII-AC jusqu’au 31 mars 2018.

Les performances des entreprises du secteur agroalimentaire sont le moteur de la compétitivité de l’économie. Or leur développement est confronté à de multiples défis, stratégiques, organisationnels, réglementaires et techniques qu’il est nécessaire de relever ou d’anticiper.

L’appel à projet  « Aide aux opérations immatérielles collectives pour les entreprises agroalimentaires (IAA) » pour l’année 2018 est lancé aujourd’hui. Il a pour objet de faire émerger des actions collectives permettant d’accompagner les PME agroalimentaires régionales sur les facteurs clés de leur compétitivité et de leur adaptation aux évolutions du marché.

Suite aux États Généraux de l’Alimentation régionaux, seront prioritaires les actions collectives visant à :

  • Améliorer l’organisation, la structuration et l’ancrage territorial des filières régionales ; la mise en place d’approvisionnement pérenne auprès de l’amont agricole régional, et le développement des circuits de proximité des produits de qualité (présence dans la restauration hors foyer, collective et traditionnelle…) sont principalement visés ;
  • Rendre accessible aux PME l’innovation et l’accès au numérique, le développement à l’export, les accompagnements vers la transition énergétique, l’économie circulaire et la responsabilité sociétale, l’optimisation logistique.

L’appel à projet est publié sur le site de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine il est ouvert jusqu’au 31 mars 2018.

Documentation

Contact / Plus d’informations

Béatrice ARNAUD  / Correspondante IAA
Responsable de la cellule investissements dans les entreprises
Service régional de l’économie agricole et agroalimentaire
DRAAF Nouvelle-Aquitaine
Site de Bordeaux
51, rue Kiéser – CS31387
33077 BORDEAUX CEDEX

tél. : 05-56-00-42-67 / O6-67-07-77-37
fax : 05-56-00-42-20
courriel : beatrice.arnaud@agriculture.gouv.fr

 

#ClubIndustrie 23/11/2017 Optimisez la #PerformanceEnergetique et #PerformanceHydrique pour renforcer vos marges / #IndustrieDuFutur #FrenchFab

CCI Bordeaux Gironde - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017

Les rencontres « Club Industrie » permettent aux industriels TPE/PME et services à l’industrie d’échanger et de faire le point sur des thématiques liées à la compétitivité de l’entreprise et à s’inscrire dans la dynamique de l’industrie du futur.

L’optimisation des flux, la consommation de l’eau et de l’énergie (2ème ou 3ème poste de dépense selon les activités), la réduction des déchets, la gestion des matières premières sont des gisements d’économie, de performance industrielle et d’innovation.

La conférence du 23 novembre dernier organisée par la CCI Bordeaux Gironde en partenariat avec l’ADEME, la Région Nouvelle Aquitaine et Aquitaine Croissance Verte, avait pour objectif de donner aux industriels des clés pour optimiser leurs consommations d’eau, d’énergie et de matières, dans le cadre d’une transition numérique, énergétique et écologique.

Un article paru dans l’ « Usine Nouvelle » intitulé « Pourquoi la transition énergétique est une chance pour l’industrie ? » permet d’en comprendre les principaux ressorts :

La recherche de gains en compétitivité

Source : Usine Nouvelle

L’opportunité de mobiliser l’entreprise pour développer de nouvelles activités et optimiser ses performances 

Source : Usine Nouvelle


Mot d’Accueil de Jean Dumesnil, CCI Bordeaux Gironde


Intervention d’Arnaud Gheysens, TEEO (membre de Aquitaine Croissance Verte)

Transitions numérique, énergétique et écologique : 3 facettes des enjeux de compétitivité des entreprises industrielles

Introduction

Avant de commencer, je tiens d’abord à remercier la CCI de Bordeaux Gironde pour me permettre d’ouvrir cette conférence, et de me faire confiance dans cet exercice de prise de hauteur qui permettra d’introduire les différentes tables rondes.

Il me revient donc l’honneur d’essayer de « planter le décor » en tant que témoin privilégié de cette triple transition énergétique, écologique et numérique que nous subissons tous et qui impacte l’activité des entreprises. Même si cela restera une vision partielle, imparfaite et évidemment personnelle liée à mon parcours, j’espère qu’elle pourra aider au débat et introduire efficacement les sujets plus concrets qui seront traités par la suite.

Alors témoin privilégié pourquoi ? Tout d’abord pour me présenter très rapidement, j’ai eu la chance, après mes études d’ingénieur et un passage rapide par la finance, de commencer à travailler dans l’industrie automobile, pendant 15 ans, en tant que responsable de projet, au cœur du lean management et de l’innovation, et notamment avec une expérience très enrichissante chez les pionniers de l’innovation frugale (j’en reparlerai après) dans le programme Logan (X90 et X52 pour les initiés). Ensuite, en 2010, crise de la quarantaine et du sens oblige, je décide de quitter l’automobile, de prendre mon destin en main, de me lancer dans l’entrepreneuriat et la création d’entreprise, et surtout dans la grande aventure de la transition énergétique. C’est là que j’ai vu tout le potentiel acquis en termes d’amélioration continue et la manière dont on pouvait l’appliquer à l’énergie et par extension à l’environnement.

J’ai donc pu accompagner, entres autres, des industriels, petits ou grands, dans leurs problématiques liées à la performance énergétique, en proposant des solutions numériques pour faciliter la mise en place et l’optimisation de ces nouvelles méthodes qui venaient systématiquement bousculer les processus traditionnels.

Mon expérience est donc basée certes, sur les résultats que j’ai pu obtenir avec les équipes de TEEO, mais également sur les freins que j’ai rencontrés, les évangélisations que j’ai dû faire, et il faut l’avouer également, sur les frustrations qui vont avec.

Je vais essayer dans un premier temps de définir rapidement ces 3 transitions que nous vivons ou subissons, et ensuite je vais essayer d’apporter des pistes qui éclaireront je l’espère les débats qui vont suivre.

Les 3 transitions

D’abord, une transition c’est quoi ? Littéralement, c’est le passage progressif d’un état stable à un autre. Donc, une période de transition introduit de fait une incertitude très forte qui met à l’épreuve les modèles qui étaient valables auparavant.

Dans une période de transition, la seule certitude, c’est l’incertitude.

Cela impose aux entreprises, qui ont une obligation de rentabilité, un exercice extrêmement difficile : c’est d’être à la fois robuste et en même temps extrêmement agile pour savoir évoluer et saisir les opportunités qui vont s’ouvrir, tout en essayant de garder sa vision, et son cap.

En ce qui concerne les transitions énergétiques et écologiques, celles-ci nous sont imposées par notre environnement. Difficile d’y échapper. Je vous renvoie simplement vers le rapport alarmant du 13 novembre dernier signé par plus de 15000 scientifiques du monde entier et qui fait le bilan des 25 ans depuis le World Scientists’ Warning to Humanity en 1992. C’était en parallèle du sommet de Rio, point de départ de la prise de conscience internationale des risques environnementaux. De ce constat, au mieux, il faut s’attendre à des contraintes réglementaires toujours plus fortes, et au pire aux effets réels du changement climatique qui, selon les scientifiques, vont se faire sentir de manière exponentielle.

La transition numérique, elle, est issue des progrès technologiques. C’est normalement une opportunité en termes d’efficacité, d’optimisation, d’innovation, mais elle est le plus souvent perçue comme une menace pour beaucoup d’entreprises. La transition numérique est si rapide qu’il faudrait déjà être agile dans son processus pour pouvoir la dompter et l’utiliser à bon escient. La perception de la transition numérique est souvent liée à la peur de se faire dépasser. Les entreprises ont peur de se faire « uberiser » et Uber a maintenant peur de se faire « blockchainiser »…

Ces 3 transitions, anxiogènes, de par les risques non maîtrisés qu’elles font courir aux entreprises, ne sont pas indépendantes. Le numérique apparaît en effet comme un formidable outil pour nous aider à nous adapter aux transitions écologiques et énergétiques qui nous sont imposées. A condition évidemment, que le numérique ne soit pas une fin en soi, mais pensé pour servir les 2 autres transitions liées à notre environnement.

Par exemple, il faut savoir qu’en termes de consommation énergétique, Internet est aujourd’hui l’équivalent d’un 6e continent au niveau mondial, qui représente 2 fois l’empreinte écologique annuelle de la France. Et cette dépense est surtout liée à la manière dont on utilise le numérique puisque 80% de la consommation vient des consommateurs et non des fournisseurs et des data centers. Pour prendre un autre exemple emblématique, je vous citerai la récente annonce sur la consommation du bitcoin, qui utilise la fameuse technologie blockchain annoncée comme la technologie la plus disruptive depuis la création de la monnaie. Une transaction bitcoin consomme en énergie l’équivalent d’un foyer américain pendant 1 semaine. Une SEULE transaction ! On peut donc se poser légitimement la question de la pérennité d’une telle solution.

Comment faire de ces transitions des opportunités ?

Une fois cela introduit, comment faire de ces transitions des opportunités pour nos entreprises ? Le point commun entre ces transitions, c’est qu’elles concernent des sujets transversaux pour les entreprises. En effet, les entreprises se sont organisées autour de leur activité, de leur core business. Elles ne sont pas organisées initialement pour traiter efficacement l’énergie, l’environnement, ou les enjeux du numérique. Voilà pourquoi, lorsque l’on veut traiter efficacement ces sujets, cela impose de revoir les organisations et les objectifs stratégiques qui doivent maintenant intégrer ces nouveaux enjeux. Il est donc inutile de croire qu’une solution miracle qui s’adapterait au processus actuel sera la solution.

Je suis désolé, il est maintenant temps de démystifier les teasers utilisés pour vous faire venir à la conférence : les solutions miracles qui vont vous faire gagner 30% d’économies pérennes sur votre facture énergétique d’un simple clic… Cela n’est pas possible. Vous verrez que lorsque nous allons parler d’énergie par exemple, nous ne parlerons pas technique, mais bien de système, de politique énergétique, d’amélioration continueCes transitions vont obliger systématiquement les directions d’entreprises à s’engager et à s’organiser autrement. Et c’est bien là le frein principal, en tout cas celui auquel j’ai dû faire face le plus souvent. Chaque fois qu’une direction d’entreprise souhaite s’attaquer à ces sujets de manière ponctuelle, sans intégrer une vision systémique, avec uniquement une volonté de retours sur investissement immédiats ou de conformité réglementaire, cela ne fonctionne pas, ou n’est pas pérenne. Pour transformer ces transitions en opportunité, il n’y a pas le choix, il faut changer de paradigme.

Pour commencer par la transition écologique, concernant ses effets, pour être honnête, nous les percevons pour le moment uniquement à travers la contrainte réglementaire. C’est pour l’instant le seul impact direct que nous percevons réellement, à part quelques photos chocs d’îles plastiques ou des cyclones à l’autre bout de la planète. Le fait de ne pas percevoir la dégradation de notre environnement n’est pas tant lié à l’idéologie, qu’au fait que nous percevons le monde avec une approche linéaire. C’est anthropologique, nous ne savons faire intuitivement que des règles de 3 pour anticiper les phénomènes (cf. le célèbre problème de l’échiquier de Sissa et du roi Shirham qui démontre notre incapacité à appréhender naturellement les phénomènes exponentiels).

Or, malheureusement, nous sommes bien dans un processus exponentiel. Il ne faut pas essayer de nous projeter en linéarisant, nous pourrions croire que nous avons encore 500 ans devant nous. Les annonces brutales du type, 80% des insectes en Europe ont disparu, vont devenir de plus en plus fréquentes. Il faut donc s’attendre à l’imprévu en permanence. Dans ces conditions, à mon sens, la mise en place d’un processus d’amélioration continue, transversal, lié à l’environnement me semble être un minimum nécessaire pour toute entreprise.

Pour en revenir au niveau des marges à booster (pour reprendre le titre de la conférence), penser l’écologie de manière systémique, et à tous les niveaux de l’entreprise n’apportera pas de gains financiers directs importants. En revanche, parce que ce sujet casse les silos habituels, cela donne l’opportunité à l’entreprise d’être plus agile, plus collaborative, plus innovante avec une performance accrue liée aux ressources humaines grâce à la motivation et au fait de donner du sens. Ce sont peut-être de belles paroles, mais une étude récente, datant de 2016, montre qu’en France, le gain de performance économique entre les entreprises qui ont introduit la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) dans leur stratégie et celles qui ne l’ont pas fait, est en moyenne de 13%. Cela me semble assez significatif.

En ce qui concerne la transition énergétique, le lien financier est plus évident, mais là aussi, il est souvent difficile de convaincre en disant que

c’est par la méthode et l’amélioration continue que l’on va faire des économies durables.La tentation de la solution miracle avec un ROI inférieur à 1 an est souvent un frein à tout changement réel et profond. Gérer l’énergie comme une ressource et non plus comme une simple charge d’exploitation parmi d’autres, c’est un vrai changement de paradigme et un vrai engagement au niveau de la Direction.

Maîtriser son usage énergétique, savoir comment on utilise cette ressource, pour quels besoins, combien et à quel moment, cela permettra non seulement de faire des économies dans la durée mais également d’anticiper les nouveaux modes de production d’énergie décentralisée qui sont en train d’émerger.

Enfin, voyons maintenant comment la transition numérique pourrait nous aider à transformer les contraintes que nous venons d’évoquer, en opportunités ?

La transition numérique souffre souvent du même préjugé que l’innovation. C’est coûteux, cela demande beaucoup d’investissements pour des retours très incertains et difficilement quantifiables. Seuls les grands groupes peuvent se permettre d’investir des millions, voire des milliards dans l’innovation et le numérique. Or, le numérique et les méthodes qui vont avec, ont énormément évolué depuis 10 ans. Les startups sont passées par là. Fini les gros projets de type SAP, développé avec le process dit en « V », qui coûtent des millions à développer, à implémenter, et ensuite à corriger, avec une trajectoire de coûts exponentiels, qui comme on l’a vu, est difficilement appréhendable au départ. Le numérique est maintenant agile et progressif. Il va faciliter l’agilité de l’entreprise et va lui permettre de développer sa capacité d’innovation. Comment ?

  • Le numérique va permettre de traiter plus facilement des sujets transverses, de casser les silos, d’imposer de l’agilité, de l’autonomie, de la collaboration, sans s’opposer à la performance organisationnelle liée au cœur d’activité.
  • Le numérique va permettre, grâce aux données collectées et aux capacités de calcul, de quantifier plus facilement des impacts qui ne pouvaient pas être mesurés avant, et donc qui ne pouvaient pas être managés : performance énergétique, hydrique, performance environnementale, recyclabilité des objets, traçabilité, localisation, l’usage…
  • Le numérique permet également de tester et de valider rapidement des concepts et des modèles de business auprès des clients potentiels que ce soit en BtoB ou BtoC. Les méthodes de maquettages numériques ou physiques, les fablab, le travail en écosystème, la capacité de collecter des données de feedback en temps réels, la capacité de les analyser et de suivre des « métriques », le tout avec des méthodes rigoureuses issues de l’expérience des start-up. C’est un peu une sorte d’aller/retour.

Les startups se sont appropriées le Lean management issu de l’industrie, et l’ont appelé « Lean Startup ».

Il serait opportun, je pense, pour les industriels de se réapproprier ce Lean Startup pour favoriser l’innovation et devenir plus agile.

Le numérique rend accessible, et particulièrement pour les PME et les ETI, les innovations de rupture, et grâce, selon moi, au bon sens paysan et à la Frugalité. Qu’est-ce que la Frugalité ? qu’on appelle aussi Jugaad, du nom du livre de Navi Radjou (« L’Innovation jugaad. Redevenons ingénieux! ») et qui signifie, en langue indienne, donner plus de valeur avec moins en transformant une contrainte en opportunité. Ce concept me semble en tout cas parfaitement adapté aux enjeux qui nous attendent : des objets simples, accessibles, durables et de qualité pour donner du sens et dont l’utilisation en ressources sera rationalisée. C’est le concept de Smart Cost à opposer à celui de Low cost qui a peut-être fait son temps. Les exemples d’innovations frugales pour illustrer sont souvent des exemples que l’on trouve dans des pays en voie de développement. Le réfrigérateur en terre glaise sans électricité, le vélo qui utilise les nids de poule de la route pour accumuler de l’énergie, le panneau publicitaire qui fabrique de l’eau potable …

Mais je voudrais justement insister sur ce concept pour finir parce que je pense que c’est une des clés pour adresser ces transitions et les incertitudes qui y sont associées. Et je prendrais 2 exemples d’innovation frugale plus proche de nous pour terminer :

  • 1er exemple : l’exemple Sigfox, une start-up « presque » régionale, devenu depuis une licorne mais qui au départ a utilisé une technique de transmission d’avant-guerre pour faire du low tech. Bien que limité en termes de possibilité par rapport à ses concurrents ou aux réseaux de téléphonie classique, ce modèle est en train de s’imposer doucement dans le monde de l’Internet des Objets (IoT) qui va révolutionner l’acquisition des datas.
  • Un autre exemple, plus personnel celui-ci, pour illustrer ce qu’est l’innovation frugale qui peut être favorisé par le numérique, et qui peut être aussi une innovation au niveau de l’organisation et de la vision : c’est ce que j’ai pu vivre avec le projet Logan. A l’époque, c’était un projet « pestiféré » au sein de Renault, personne n’en voulait vraiment. C’est pourtant devenu l’une des plus belles réussites mondiales. Son développement a été fait de bon sens, de malice, de créativité, de système D, et surtout d’impertinence qui a décloisonné, et parfois même shunté les citadelles de l’époque que sont le design et le marketing. C’était de la pure innovation par rapport au développement d’autres projets que j’avais pu connaître. La contrainte du manque de ressources a été transformée en opportunité. C’était un projet 100% Jugaad !

Conclusion

En conclusion, il me semblait important avant d’entrer dans le vif du sujet et dans les solutions concrètes, de bien insister sur le fait qu’il s’agit avant tout d’un changement de paradigme et d’un engagement de la Direction sur ces nouveaux enjeux stratégiques. Sinon, toutes les solutions présentées n’auront qu’un intérêt limité, en termes d’efficacité mais aussi en termes de pérennité. Concrètement, pour faire de ces contraintes imposées une opportunité pour les entreprises, on peut dégager 3 leviers qui sont à combiner.

Je vous souhaite des bonnes tables rondes et de bons débats.


1er temps fort : « Passer du comptage à la définition d’une politique énergétique et environnementale efficace »

avec Frédéric Saint-André (AFNOR), Lionel Barbé (Optinergie / ATEE Aquitaine)

 2e temps fort : « Equipements connectés et analyse des données au service de l’intelligence opérationnelle »

avec Jean-Emmanuel Gilbert (Aquassay) et les témoignages de Julien Chomat (Worldcast Systems) et Serge Fort (Lycée Agricole Fazanis de Tonneins)

3e temps fort : « Défis humains, changer les comportements et développer de nouvelles compétences en gestion de l’énergie / eau« 

avec Laurent Fouache (Actinuum), Benjamin Fay (CCI des Landes)

4e temps fort : « Solutions pour mettre en œuvre vos projets / accompagnement, financement, aides et appels à projets »

avec Anne Labadiole-Chassagne (ADEME), Marion Papadopoulo et Philippe Da Silva (CR Nouvelle-Aquitaine), Béatrice Arnaud (DRAAF NA), Estelle Régnier (CCI Bordeaux Gironde)


Conclusion de la manifestation

CCI Bordeaux Gironde - Club Industrie 23 11 2017 - Signature convention de partenariat

Patrick Seguin (Président de la CCI Bordeaux Gironde) et Pierre-Yves Rioual (Vice-président ACV) ont annoncé la signature d’une convention de partenariat entre Aquitaine Croissance Verte (ACV) et la CCI Bordeaux Gironde.

 


Networking

Networking - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017

Le Buffet déjeunatoire a été l’occasion de faire du networking et d’échanger avec les entreprises membres d’Aquitaine Croissance Verte.


Communiqué de Presse de la manifestation


Article dans Sud-Ouest le 1er déc. 2017


Eau, énergie, matière, déchets : « TPE & PME gagnantes sur tous les coûts ! »

#ClubIndustrie #PerformanceEnergetique 23/11/2017 / Temps fort n°4 : accompagnements, financements et aides / #IndustrieDuFutur #FrenchFab

 CCI Bordeaux Gironde - Club Industrie 23 11 2017 - Solutions opérationnelles et financières

 4e temps fort : « Solutions pour mettre en œuvre vos projets / accompagnement, financement, aides et appels à projets »

Mme Arnaud DRAAF - Mme Papadopoulo - CR NA - Mme Labadiole - ADEME - M. Da Silva - CR NA - Mme REgnier - CCI Bordeaux - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017

De gauche à droite : Mme Arnaud (DRAAF) – Mme Papadopoulo (CR NA) –
Mme Labadiole-Chassagne (ADEME) – M. Da Silva (CR NA) – Mme Régnier (CCI Bordeaux)

Intervention de Anne Labadiole-Chassagne (ADEME),

Industrie et transition énergétique, que s’est-il passé depuis 2015 ?

Industriels, investissez dans la performance énergétique !

Voir aussi

Dispositif de réduction des gaspillages eau, énergie, matière, déchets :

Opération TPE & PME gagnantes sur tous les coûts - haro sur les gaspis !

« TPE & PME gagnantes sur tous les coûts ! »!

 


Intervention de Philippe Da Silva et Marion Papadopoulo (CR Nouvelle-Aquitaine),

Programme « Usine du Futur »

 

Programme « compétitivité énergétique »

 


Intervention de Béatrice Arnaud (DRAAF NA),

Soutiens à la filière Industrie Agro-Alimentaire


Intervention de Estelle Régnier (CCI Bordeaux Gironde / CCI Nouvelle Aquitaine)

Programme d’actions 2018-2020 transition énergétique et écologique


Bon à connaître : le dispositif « PRO-SMEn » jusqu’au 31/12/2017

Le dispositif PRO-SMEn mis en place par la DGEC (Direction Générale de l’Energie et du Climat) permet aux entreprises d’obtenir une subvention équivalente à 20% de la facture énergétique annuelle (plafonnée à 40k€). Consultez le guide SMÉnergie : ce sont les entreprises qui en parlent le mieux.


Introduction de la conférence

1er temps fort : « Passer du comptage à la définition d’une politique énergétique et environnementale efficace »

2e temps fort : « Equipements connectés et analyse des données au service de l’intelligence opérationnelle »

3e temps fort : « Défis humains, changer les comportements et développer de nouvelles compétences en gestion de l’énergie / eau »


#ClubIndustrie #PerformanceEnergetique #PerformanceHydrique 23/11/2017 / 2e temps fort : Equipements connectés et #data au service de l’#intelligence opérationnelle / #IndustrieDuFutur #FrenchFab

CCI Bordeaux Gironde - Club Industrie 23 11 2017 - Équipements connectés et données au service de l_intelligence opérationnelle

 

 2e temps fort : « Equipements connectés et analyse des données au service de l’intelligence opérationnelle »

M Chomat worldcast systems - M Fort Lycee horticole Farzanis - M Gilbert Aquassay - CCI Bordeaux Gironde - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017-2

De gauche à Droite : M. Chomat (Worldcast Systems) – M. Fort (Lycée Horticole Fanazis) – M. Gilbert (Aquassay)

Jean-Emmanuel Gilbert - Aquassay - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017

Intervention de Jean-Emmanuel Gilbert (Aquassay)

 

Bien comprendre les enjeux et la différence entre performance hydrique et énergétique

Intégration du numérique = IoT + Cloud + Big Data + IA (Machine Learning) > Intelligence opérationnelle

 

Présentation de l’offre edatamotic


Témoignage de Julien Chomat (Worldcast Systems)

Une vision entrepreneuriale basée sur l’optimisation par une approche environnementale et autours de l’usine du futur

 


Témoignage de Serge Fort (Lycée Horticole Fazanis de Tonneins) sur le projet SOLAH


Introduction de la conférence

1er temps fort : « Passer du comptage à la définition d’une politique énergétique et environnementale efficace »

3e temps fort : « Défis humains, changer les comportements et développer de nouvelles compétences en gestion de l’énergie / eau« 

4e temps fort : « Solutions pour mettre en œuvre vos projets / accompagnement, financement, aides et appels à projets »


 

#ClubIndustrie #PerformanceEnergetique 23/11/2017 / Temps fort n°1 – Comptage vs #certification #ISO50001 / #IndustrieDuFutur #FrenchFab

CCI Bordeaux Gironde Club Industrie 23 11 2017 - Du comptage, à la définition d_une politique énergétique et environnementale efficace

 

1er temps fort : « Passer du comptage à la définition d’une politique énergétique et environnementale efficace »

M Gheysens TEEO - ATEE - M Barbé - OPTINERGIE - M. Saint-André AFNOR - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017

De gauche à droite : M Gheysens (TEEO) – M Barbé (Optinergie) – M. Saint-André (AFNOR)


Intervention de Frédéric Saint-André (AFNOR),

 

Infographie animée de l’AFNOR  : les certifiés ISO 50001 plébiscitent le management de l’énergie formalisé


Intervention de Lionel Barbé (Optinergie / ATEE Aquitaine)

 

Ressources de l’ATEE sur la télérelève des données énergétiques

 

Le Répertoire ATEE des solutions de relève énergétique se compose de 2 parties :

  • Un état des lieux apportant une vision synthétique du marché ouvert à toutes les sociétés, adhérentes ATEE ou non.
  • Un répertoire basé sur les solutions proposées par les adhérents ATEE sous forme de fiches.

 

 

Le guide pratique ATEE des solutions de télérelève des données énergétiques est un outil d’aide à la décision pour les entreprises consommatrices d’énergie à la recherche de solutions adaptées à leur besoin. Il vise à :

  • Proposer une vision globale et structurée des solutions technologiques à disposition des entreprises ;
  • Proposer une typologie des acteurs et des solutions sur le marché ;
  • Permettre aux entreprises de se poser les bonnes questions dans le cadre d’un plan de mesurage.

 


Introduction de la conférence

2e temps fort : « Equipements connectés et analyse des données au service de l’intelligence opérationnelle »

3e temps fort : « Défis humains, changer les comportements et développer de nouvelles compétences en gestion de l’énergie / eau« 

4e temps fort : « Solutions pour mettre en œuvre vos projets / accompagnement, financement, aides et appels à projets »


 

#cybersécurité Cybermalveillance.gouv.fr : référencement des prestataires et expérimentation dans les Hauts-de-France

cybermalveillance ecran

Un site dédié à l’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance

Le gouvernement a lancé Cybermalveillance.gouv.fr un dispositif national d’assistance aux victimes d’actes de cybercriminalité qui propose deux parcours, un premier pour les victimes d’actes de cybermalveillance et un second pour les prestataires de services de proximité :

  • Les victimes seront mises en relation avec des prestataires de proximité susceptibles de les assister grâce à un parcours permettant d’identifier la nature de l’incident.
  • Les prestataires de toute la France souhaitant proposer leurs services peuvent d’ores et déjà s’enregistrer sur la plate-forme.

Ce service vise notamment à accueillir les victimes (particuliers, entreprises et collectivités territoriales) par le biais d’une plateforme numérique, et à les diriger vers les prestataires de proximité susceptibles de les assister techniquement. Un espace dédié à la sensibilisation des enjeux de la protection de la vie privée numérique est également accessible aux internautes. À terme, des campagnes de prévention seront lancées à l’échelle nationale. Grâce au recueil de nombreuses statistiques, un observatoire sera créé en vue d’anticiper le risque numérique.

Prestataires de la cybersécurité faites vous référencer

Démarche d’intérêt public, le référencement des prestataires tout comme l’accès à la plateforme pour les victimes sont gratuits. Pour les prestataires, être référencé sur la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr c’est :

  • Rejoindre une communauté de compétences ;
  • Contribuer à l’élévation du niveau de sécurité du numérique en France ;
  • Accéder aux informations fournies par le dispositif ;
  • S’engager pour améliorer la prévention et l’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance.

Tous les prestataires concernés peuvent dès aujourd’hui faire une demande de référencement en ligne sur le site Cybermalveillance.gouv.fr après avoir accepté la charte les engageant notamment à respecter les bonnes pratiques commerciales et à remonter les incidents informatiques et les codes malveillants. Le référencement est dès à présent ouvert aux prestataires sur l’ensemble du territoire national.

Expérimentation en Région Hauts-de-France

Concernant les victimes d’actes de cybermalveillance, une phase expérimentale en Hauts-de-France est lancée sur Cybermalveillance.gouv.fr de juin à octobre 2017. Le choix par l’Etat des Hauts-de-France pour l’expérimentation est dû au fait que cette région était représentative du territoire national par la diversité du taux d’urbanisation de ses départements et par l’implication des acteurs locaux dans la sécurité du numérique. Seules les victimes des Hauts-de-France ont donc pour l’instant accès au service.

Pour aller plus loin

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Mois d’octobre sur la « CyberSécurité » à la CCI Bordeaux Gironde