« Nouvelles extensions de noms de domaines : Quels enjeux et opportunités pour les entreprises ? »

Jusqu’à fin 2013, nous étions habitués à 22 extensions de noms de domaines génériques (ou gTLDs en anglais) telles que le .COM (complètement saturé et qui regroupe 114 millions de noms de domaines) ou les .NET, .INFO, .BIZ … gérés par l’ICANN. A côté existaient 252 noms de domaines de pays (ou ccTLDs en anglais) dont le .FR géré par l’AFNIC.

Depuis fin 2013 et durant 2014-2015, 1400 nouvelles extensions de noms de domaines vont être disponibles : 700 marques déposées par des sociétés telles que Nike, Hermes, Airbus … et 700 nouvelles extensions génériques :

  • En caractères non latins (chinois, arabe, hébreux, thaï, sanscrit…) qui vont permettre de coller à la réalité de l’utilisation d’Internet  majoritairement composée d’internautes non occidentaux.
  • Géographiques (.paris, .bzh, .aquitaine, .corsica …) reliées à un lieu, ville ou région, qui permettront d’affirmer un ancrage local et l’attachement à des cultures régionales.
  • Sectorielles (technologie, business, services, alimentaires, finances, immobilier, éducation, ) fondées sur des termes génériques en lien avec des activités (.restaurant, .hotel, .store, .shop, .bank, …)  ou des produits / services (.cafe, .food, .pizza, .credit, .services, .radio, .music …) proposés par les entreprises.
  • Ciblant plus particulièrement les centres d’intérêts des particuliers :  Art et Loisirs, Communautés, Hobbies, Shopping, Sports, Styles de vie …

Synthèse provisoire des nouvelles extensions génériques

Nouvelles extensions de noms de domaines : Quels enjeux et opportunités pour les entreprises ?

Compte-tenu de cette actualité le Pôle Numérique de la CCI de Bordeaux a organisé le 4 avril dernier un atelier « Nouvelles extensions de noms de domaines : Quels enjeux et opportunités pour les entreprises ? » en partenariat avec les sociétés Nameshield, Alienor.net et le Cabinet Smissaert (conseil en propriété industrielle).

Protection des marques et gestion des litiges

  • Qu’est-ce que la Trademark Clearinghouse ?

  • Les mécanismes de résolution de litiges sont de plus en plus systématiquement proposées par les gestionnaires d’extensions génériques gTLDs (via le mécanisme de règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine UDRP) ainsi que par les gestionnaires d’extensions nationales ccTLDs (SYRELI a été mis en place par l’AFNIC pour les litiges concernant le .FR)

En complément

  • Suite à la réunion du Governmental Advisory Committee (GAC) de l’ICANN à Singapour, la décision concernant les controversés .VIN et .WINE (qui devaient être gérés par des sociétés américaines) a été repoussée de 60 jours pour permettre de prendre en compte les recours engagés tant par les syndicats professionnels que par les gouvernements de plusieurs pays.

Optimisez et protégez vos noms de domaine !

Déposer un  nom de domaine, cela se fait en un clic, le premier arrivé est le premier servi.  Tout cela peut sembler bien simple, pourtant il y a une vraie stratégie derrière ce dépôt de noms : pour le référencement, par rapport à son activité… et les litiges existent. C’est la question que nous avons posé à Jean-François Poussard de ProDomaines, nouvelle filiale de Systonic, lors de ce second mardi du Webmarketing. Il revient sur la structure, la stratégie de nommage, les aspects juridiques…

Téléchargez le support de ProDomaines sur les noms de domaine

A lire aussi: litige de noms de domaines en .fr

Claire Decroix

Litige de noms de domaine en « .fr »

Après le topo sur le Correspondant Informatique et Liberté le mois dernier, le Cabinet Fidal aborde le complexe sujet des noms de domaine :

Depuis la libéralisation des noms de domaine « .fr » intervenue en 2004, il est beaucoup plus facile pour une entreprise d’enregistrer des noms de domaine auprès de l’AFNIC. En effet, toutes les personnes morales ou physiques établies en France et tous les titulaires de marque protégées en France peuvent désormais déposer un nom de domaine en « .fr ».
Cette libéralisation n’a toutefois pas manqué de s’accompagner d’une multiplication des litiges. Il était donc nécessaire pour les pouvoirs publics d’intervenir afin d’essayer d’atténuer ce phénomène. C’est ce qui a conduit à l’adoption du décret n°2007-162 du 6 février 2007.

Ce décret interdit de choisir comme nom de domaine un nom identique ou susceptible d’être confondu avec un nom sur lequel est conféré un droit de propriété intellectuelle sauf si le titulaire du nom de domaine peut justifier d’un droit ou d’un intérêt légitime et a agi de bonne foi (nouvel art. R. 20-44-45 introduit dans le Code des postes et des communications électroniques).

Un récent arrêt du 16 janvier 2008 rendu par la Cour d’appel de Paris a apporté quelques précisions sur les conditions d’application de ce décret : téléchargez le PDF complet sur le nom de domaine.