#ClubIndustrie 23/11/2017 Optimisez la #PerformanceEnergetique et #PerformanceHydrique pour renforcer vos marges / #IndustrieDuFutur #FrenchFab

CCI Bordeaux Gironde - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017

Les rencontres « Club Industrie » permettent aux industriels TPE/PME et services à l’industrie d’échanger et de faire le point sur des thématiques liées à la compétitivité de l’entreprise et à s’inscrire dans la dynamique de l’industrie du futur.

L’optimisation des flux, la consommation de l’eau et de l’énergie (2ème ou 3ème poste de dépense selon les activités), la réduction des déchets, la gestion des matières premières sont des gisements d’économie, de performance industrielle et d’innovation.

La conférence du 23 novembre dernier organisée par la CCI Bordeaux Gironde en partenariat avec l’ADEME, la Région Nouvelle Aquitaine et Aquitaine Croissance Verte, avait pour objectif de donner aux industriels des clés pour optimiser leurs consommations d’eau, d’énergie et de matières, dans le cadre d’une transition numérique, énergétique et écologique.

Un article paru dans l’ « Usine Nouvelle » intitulé « Pourquoi la transition énergétique est une chance pour l’industrie ? » permet d’en comprendre les principaux ressorts :

La recherche de gains en compétitivité

Source : Usine Nouvelle

L’opportunité de mobiliser l’entreprise pour développer de nouvelles activités et optimiser ses performances 

Source : Usine Nouvelle


Mot d’Accueil de Jean Dumesnil, CCI Bordeaux Gironde


Intervention d’Arnaud Gheysens, TEEO (membre de Aquitaine Croissance Verte)

Transitions numérique, énergétique et écologique : 3 facettes des enjeux de compétitivité des entreprises industrielles

Introduction

Avant de commencer, je tiens d’abord à remercier la CCI de Bordeaux Gironde pour me permettre d’ouvrir cette conférence, et de me faire confiance dans cet exercice de prise de hauteur qui permettra d’introduire les différentes tables rondes.

Il me revient donc l’honneur d’essayer de « planter le décor » en tant que témoin privilégié de cette triple transition énergétique, écologique et numérique que nous subissons tous et qui impacte l’activité des entreprises. Même si cela restera une vision partielle, imparfaite et évidemment personnelle liée à mon parcours, j’espère qu’elle pourra aider au débat et introduire efficacement les sujets plus concrets qui seront traités par la suite.

Alors témoin privilégié pourquoi ? Tout d’abord pour me présenter très rapidement, j’ai eu la chance, après mes études d’ingénieur et un passage rapide par la finance, de commencer à travailler dans l’industrie automobile, pendant 15 ans, en tant que responsable de projet, au cœur du lean management et de l’innovation, et notamment avec une expérience très enrichissante chez les pionniers de l’innovation frugale (j’en reparlerai après) dans le programme Logan (X90 et X52 pour les initiés). Ensuite, en 2010, crise de la quarantaine et du sens oblige, je décide de quitter l’automobile, de prendre mon destin en main, de me lancer dans l’entrepreneuriat et la création d’entreprise, et surtout dans la grande aventure de la transition énergétique. C’est là que j’ai vu tout le potentiel acquis en termes d’amélioration continue et la manière dont on pouvait l’appliquer à l’énergie et par extension à l’environnement.

J’ai donc pu accompagner, entres autres, des industriels, petits ou grands, dans leurs problématiques liées à la performance énergétique, en proposant des solutions numériques pour faciliter la mise en place et l’optimisation de ces nouvelles méthodes qui venaient systématiquement bousculer les processus traditionnels.

Mon expérience est donc basée certes, sur les résultats que j’ai pu obtenir avec les équipes de TEEO, mais également sur les freins que j’ai rencontrés, les évangélisations que j’ai dû faire, et il faut l’avouer également, sur les frustrations qui vont avec.

Je vais essayer dans un premier temps de définir rapidement ces 3 transitions que nous vivons ou subissons, et ensuite je vais essayer d’apporter des pistes qui éclaireront je l’espère les débats qui vont suivre.

Les 3 transitions

D’abord, une transition c’est quoi ? Littéralement, c’est le passage progressif d’un état stable à un autre. Donc, une période de transition introduit de fait une incertitude très forte qui met à l’épreuve les modèles qui étaient valables auparavant.

Dans une période de transition, la seule certitude, c’est l’incertitude.

Cela impose aux entreprises, qui ont une obligation de rentabilité, un exercice extrêmement difficile : c’est d’être à la fois robuste et en même temps extrêmement agile pour savoir évoluer et saisir les opportunités qui vont s’ouvrir, tout en essayant de garder sa vision, et son cap.

En ce qui concerne les transitions énergétiques et écologiques, celles-ci nous sont imposées par notre environnement. Difficile d’y échapper. Je vous renvoie simplement vers le rapport alarmant du 13 novembre dernier signé par plus de 15000 scientifiques du monde entier et qui fait le bilan des 25 ans depuis le World Scientists’ Warning to Humanity en 1992. C’était en parallèle du sommet de Rio, point de départ de la prise de conscience internationale des risques environnementaux. De ce constat, au mieux, il faut s’attendre à des contraintes réglementaires toujours plus fortes, et au pire aux effets réels du changement climatique qui, selon les scientifiques, vont se faire sentir de manière exponentielle.

La transition numérique, elle, est issue des progrès technologiques. C’est normalement une opportunité en termes d’efficacité, d’optimisation, d’innovation, mais elle est le plus souvent perçue comme une menace pour beaucoup d’entreprises. La transition numérique est si rapide qu’il faudrait déjà être agile dans son processus pour pouvoir la dompter et l’utiliser à bon escient. La perception de la transition numérique est souvent liée à la peur de se faire dépasser. Les entreprises ont peur de se faire « uberiser » et Uber a maintenant peur de se faire « blockchainiser »…

Ces 3 transitions, anxiogènes, de par les risques non maîtrisés qu’elles font courir aux entreprises, ne sont pas indépendantes. Le numérique apparaît en effet comme un formidable outil pour nous aider à nous adapter aux transitions écologiques et énergétiques qui nous sont imposées. A condition évidemment, que le numérique ne soit pas une fin en soi, mais pensé pour servir les 2 autres transitions liées à notre environnement.

Par exemple, il faut savoir qu’en termes de consommation énergétique, Internet est aujourd’hui l’équivalent d’un 6e continent au niveau mondial, qui représente 2 fois l’empreinte écologique annuelle de la France. Et cette dépense est surtout liée à la manière dont on utilise le numérique puisque 80% de la consommation vient des consommateurs et non des fournisseurs et des data centers. Pour prendre un autre exemple emblématique, je vous citerai la récente annonce sur la consommation du bitcoin, qui utilise la fameuse technologie blockchain annoncée comme la technologie la plus disruptive depuis la création de la monnaie. Une transaction bitcoin consomme en énergie l’équivalent d’un foyer américain pendant 1 semaine. Une SEULE transaction ! On peut donc se poser légitimement la question de la pérennité d’une telle solution.

Comment faire de ces transitions des opportunités ?

Une fois cela introduit, comment faire de ces transitions des opportunités pour nos entreprises ? Le point commun entre ces transitions, c’est qu’elles concernent des sujets transversaux pour les entreprises. En effet, les entreprises se sont organisées autour de leur activité, de leur core business. Elles ne sont pas organisées initialement pour traiter efficacement l’énergie, l’environnement, ou les enjeux du numérique. Voilà pourquoi, lorsque l’on veut traiter efficacement ces sujets, cela impose de revoir les organisations et les objectifs stratégiques qui doivent maintenant intégrer ces nouveaux enjeux. Il est donc inutile de croire qu’une solution miracle qui s’adapterait au processus actuel sera la solution.

Je suis désolé, il est maintenant temps de démystifier les teasers utilisés pour vous faire venir à la conférence : les solutions miracles qui vont vous faire gagner 30% d’économies pérennes sur votre facture énergétique d’un simple clic… Cela n’est pas possible. Vous verrez que lorsque nous allons parler d’énergie par exemple, nous ne parlerons pas technique, mais bien de système, de politique énergétique, d’amélioration continueCes transitions vont obliger systématiquement les directions d’entreprises à s’engager et à s’organiser autrement. Et c’est bien là le frein principal, en tout cas celui auquel j’ai dû faire face le plus souvent. Chaque fois qu’une direction d’entreprise souhaite s’attaquer à ces sujets de manière ponctuelle, sans intégrer une vision systémique, avec uniquement une volonté de retours sur investissement immédiats ou de conformité réglementaire, cela ne fonctionne pas, ou n’est pas pérenne. Pour transformer ces transitions en opportunité, il n’y a pas le choix, il faut changer de paradigme.

Pour commencer par la transition écologique, concernant ses effets, pour être honnête, nous les percevons pour le moment uniquement à travers la contrainte réglementaire. C’est pour l’instant le seul impact direct que nous percevons réellement, à part quelques photos chocs d’îles plastiques ou des cyclones à l’autre bout de la planète. Le fait de ne pas percevoir la dégradation de notre environnement n’est pas tant lié à l’idéologie, qu’au fait que nous percevons le monde avec une approche linéaire. C’est anthropologique, nous ne savons faire intuitivement que des règles de 3 pour anticiper les phénomènes (cf. le célèbre problème de l’échiquier de Sissa et du roi Shirham qui démontre notre incapacité à appréhender naturellement les phénomènes exponentiels).

Or, malheureusement, nous sommes bien dans un processus exponentiel. Il ne faut pas essayer de nous projeter en linéarisant, nous pourrions croire que nous avons encore 500 ans devant nous. Les annonces brutales du type, 80% des insectes en Europe ont disparu, vont devenir de plus en plus fréquentes. Il faut donc s’attendre à l’imprévu en permanence. Dans ces conditions, à mon sens, la mise en place d’un processus d’amélioration continue, transversal, lié à l’environnement me semble être un minimum nécessaire pour toute entreprise.

Pour en revenir au niveau des marges à booster (pour reprendre le titre de la conférence), penser l’écologie de manière systémique, et à tous les niveaux de l’entreprise n’apportera pas de gains financiers directs importants. En revanche, parce que ce sujet casse les silos habituels, cela donne l’opportunité à l’entreprise d’être plus agile, plus collaborative, plus innovante avec une performance accrue liée aux ressources humaines grâce à la motivation et au fait de donner du sens. Ce sont peut-être de belles paroles, mais une étude récente, datant de 2016, montre qu’en France, le gain de performance économique entre les entreprises qui ont introduit la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) dans leur stratégie et celles qui ne l’ont pas fait, est en moyenne de 13%. Cela me semble assez significatif.

En ce qui concerne la transition énergétique, le lien financier est plus évident, mais là aussi, il est souvent difficile de convaincre en disant que

c’est par la méthode et l’amélioration continue que l’on va faire des économies durables.La tentation de la solution miracle avec un ROI inférieur à 1 an est souvent un frein à tout changement réel et profond. Gérer l’énergie comme une ressource et non plus comme une simple charge d’exploitation parmi d’autres, c’est un vrai changement de paradigme et un vrai engagement au niveau de la Direction.

Maîtriser son usage énergétique, savoir comment on utilise cette ressource, pour quels besoins, combien et à quel moment, cela permettra non seulement de faire des économies dans la durée mais également d’anticiper les nouveaux modes de production d’énergie décentralisée qui sont en train d’émerger.

Enfin, voyons maintenant comment la transition numérique pourrait nous aider à transformer les contraintes que nous venons d’évoquer, en opportunités ?

La transition numérique souffre souvent du même préjugé que l’innovation. C’est coûteux, cela demande beaucoup d’investissements pour des retours très incertains et difficilement quantifiables. Seuls les grands groupes peuvent se permettre d’investir des millions, voire des milliards dans l’innovation et le numérique. Or, le numérique et les méthodes qui vont avec, ont énormément évolué depuis 10 ans. Les startups sont passées par là. Fini les gros projets de type SAP, développé avec le process dit en « V », qui coûtent des millions à développer, à implémenter, et ensuite à corriger, avec une trajectoire de coûts exponentiels, qui comme on l’a vu, est difficilement appréhendable au départ. Le numérique est maintenant agile et progressif. Il va faciliter l’agilité de l’entreprise et va lui permettre de développer sa capacité d’innovation. Comment ?

  • Le numérique va permettre de traiter plus facilement des sujets transverses, de casser les silos, d’imposer de l’agilité, de l’autonomie, de la collaboration, sans s’opposer à la performance organisationnelle liée au cœur d’activité.
  • Le numérique va permettre, grâce aux données collectées et aux capacités de calcul, de quantifier plus facilement des impacts qui ne pouvaient pas être mesurés avant, et donc qui ne pouvaient pas être managés : performance énergétique, hydrique, performance environnementale, recyclabilité des objets, traçabilité, localisation, l’usage…
  • Le numérique permet également de tester et de valider rapidement des concepts et des modèles de business auprès des clients potentiels que ce soit en BtoB ou BtoC. Les méthodes de maquettages numériques ou physiques, les fablab, le travail en écosystème, la capacité de collecter des données de feedback en temps réels, la capacité de les analyser et de suivre des « métriques », le tout avec des méthodes rigoureuses issues de l’expérience des start-up. C’est un peu une sorte d’aller/retour.

Les startups se sont appropriées le Lean management issu de l’industrie, et l’ont appelé « Lean Startup ».

Il serait opportun, je pense, pour les industriels de se réapproprier ce Lean Startup pour favoriser l’innovation et devenir plus agile.

Le numérique rend accessible, et particulièrement pour les PME et les ETI, les innovations de rupture, et grâce, selon moi, au bon sens paysan et à la Frugalité. Qu’est-ce que la Frugalité ? qu’on appelle aussi Jugaad, du nom du livre de Navi Radjou (« L’Innovation jugaad. Redevenons ingénieux! ») et qui signifie, en langue indienne, donner plus de valeur avec moins en transformant une contrainte en opportunité. Ce concept me semble en tout cas parfaitement adapté aux enjeux qui nous attendent : des objets simples, accessibles, durables et de qualité pour donner du sens et dont l’utilisation en ressources sera rationalisée. C’est le concept de Smart Cost à opposer à celui de Low cost qui a peut-être fait son temps. Les exemples d’innovations frugales pour illustrer sont souvent des exemples que l’on trouve dans des pays en voie de développement. Le réfrigérateur en terre glaise sans électricité, le vélo qui utilise les nids de poule de la route pour accumuler de l’énergie, le panneau publicitaire qui fabrique de l’eau potable …

Mais je voudrais justement insister sur ce concept pour finir parce que je pense que c’est une des clés pour adresser ces transitions et les incertitudes qui y sont associées. Et je prendrais 2 exemples d’innovation frugale plus proche de nous pour terminer :

  • 1er exemple : l’exemple Sigfox, une start-up « presque » régionale, devenu depuis une licorne mais qui au départ a utilisé une technique de transmission d’avant-guerre pour faire du low tech. Bien que limité en termes de possibilité par rapport à ses concurrents ou aux réseaux de téléphonie classique, ce modèle est en train de s’imposer doucement dans le monde de l’Internet des Objets (IoT) qui va révolutionner l’acquisition des datas.
  • Un autre exemple, plus personnel celui-ci, pour illustrer ce qu’est l’innovation frugale qui peut être favorisé par le numérique, et qui peut être aussi une innovation au niveau de l’organisation et de la vision : c’est ce que j’ai pu vivre avec le projet Logan. A l’époque, c’était un projet « pestiféré » au sein de Renault, personne n’en voulait vraiment. C’est pourtant devenu l’une des plus belles réussites mondiales. Son développement a été fait de bon sens, de malice, de créativité, de système D, et surtout d’impertinence qui a décloisonné, et parfois même shunté les citadelles de l’époque que sont le design et le marketing. C’était de la pure innovation par rapport au développement d’autres projets que j’avais pu connaître. La contrainte du manque de ressources a été transformée en opportunité. C’était un projet 100% Jugaad !

Conclusion

En conclusion, il me semblait important avant d’entrer dans le vif du sujet et dans les solutions concrètes, de bien insister sur le fait qu’il s’agit avant tout d’un changement de paradigme et d’un engagement de la Direction sur ces nouveaux enjeux stratégiques. Sinon, toutes les solutions présentées n’auront qu’un intérêt limité, en termes d’efficacité mais aussi en termes de pérennité. Concrètement, pour faire de ces contraintes imposées une opportunité pour les entreprises, on peut dégager 3 leviers qui sont à combiner.

Je vous souhaite des bonnes tables rondes et de bons débats.


1er temps fort : « Passer du comptage à la définition d’une politique énergétique et environnementale efficace »

avec Frédéric Saint-André (AFNOR), Lionel Barbé (Optinergie / ATEE Aquitaine)

 2e temps fort : « Equipements connectés et analyse des données au service de l’intelligence opérationnelle »

avec Jean-Emmanuel Gilbert (Aquassay) et les témoignages de Julien Chomat (Worldcast Systems) et Serge Fort (Lycée Agricole Fazanis de Tonneins)

3e temps fort : « Défis humains, changer les comportements et développer de nouvelles compétences en gestion de l’énergie / eau« 

avec Laurent Fouache (Actinuum), Benjamin Fay (CCI des Landes)

4e temps fort : « Solutions pour mettre en œuvre vos projets / accompagnement, financement, aides et appels à projets »

avec Anne Labadiole-Chassagne (ADEME), Marion Papadopoulo et Philippe Da Silva (CR Nouvelle-Aquitaine), Béatrice Arnaud (DRAAF NA), Estelle Régnier (CCI Bordeaux Gironde)


Conclusion de la manifestation

CCI Bordeaux Gironde - Club Industrie 23 11 2017 - Signature convention de partenariat

Patrick Seguin (Président de la CCI Bordeaux Gironde) et Pierre-Yves Rioual (Vice-président ACV) ont annoncé la signature d’une convention de partenariat entre Aquitaine Croissance Verte (ACV) et la CCI Bordeaux Gironde.

 


Networking

Networking - club industrie performance energetique et hydrique 23 11 2017

Le Buffet déjeunatoire a été l’occasion de faire du networking et d’échanger avec les entreprises membres d’Aquitaine Croissance Verte.


Communiqué de Presse de la manifestation


Article dans Sud-Ouest le 1er déc. 2017


Eau, énergie, matière, déchets : « TPE & PME gagnantes sur tous les coûts ! »

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#CRM – Repensez votre parcours clients à l’ère du numérique

ATELIER - Repensez votre parcours clients à l ère du numérique 26 10 2017

 

L’atelier « CRM – Repensez votre parcours clients à l’ère du numérique » organisé le 26 octobre dernier par Bruno Saintorens du Pôle Numérique de la CCI Bordeaux Gironde avec la société ADN Agile a été l’occasion de rappeler qu’il s’agit d’un véritable projet d’entreprise dont le chef d’entreprise doit être le sponsor. Après avoir abordé des éléments fondamentaux de la Gestion de la Relation Client (GRC / CRM) tant du point de vue marketing et commercial que de la stratégie d’entreprise, les étapes clés de la construction d’un parcours clients ont été détaillées au travers de plusieurs cas d’entreprises (camping, organisme de formation et entreprise industrielle).

Connaissez-vous vraiment vos clients ?

Avec la généralisation des usages numériques, le client nouveau est arrivé.

Les nouveaux clients - crm repensez votre parcours clients l ere du numerique adn agile cci bordeaux gironde 26 10 2017

Plus exigeants, moins fidèles, plus versatiles, ils utilisent internet pour se renseigner, comparer les produits ou services, pour faire du sourcing de fournisseurs, demander des devis ou des cotations et, de plus en plus, commander et acheter en ligne. Avec la concurrence accrue, les marchés sont plus que jamais tendus.

De même, les codes sociétaux ont changé.

crm repensez votre parcours clients l ere du numerique adn agile cci bordeaux gironde 26 10 2017 codes societaux

 

Et leurs besoins ? leurs « Jobs to be done » ?

Un élément clé de l’intervention a été de rappeler l’importance de placer le client (et son écosystème) au cœur de l’organisation et de penser les services et les interactions de son point de vue (utilité et création de valeur). Bien analyser et comprendre les leviers et facteurs à l’origine de l’achat. La revue « Harvard Business Review » nous apporte à ce propos plusieurs éclairages intéressants notamment sur les « éléments de la valeur »  avec la proposition d’une pyramide de 30 éléments de la valeur organisée autours des quatre sortes de besoins : fonctionnels, psychologiques, transfigurateurs (« lifechanging ») et sociaux; inspirée de la pyramide de Maslow.

pyramide 30 elements de la valeur - HBR France Octobre-novembre 2017

Source www.hbrfrance.fr

Les auteurs montrent que plus les éléments fournis sont nombreux, plus les clients sont fidèles ce qui au final engendre une plus forte croissance du chiffre d’affaires.

Autre point fondamental à garder en tête : connaître les « jobs to be done » des clients; véritable « mantra » de Clayton M. Christensen, Professeur en administration des affaires, à la Harvard Business School (Cf « Marketing Malpractice« , HBR édition américaine, déc. 2005). Lorsque nous achetons un produit, nous l’ »employons » pour réaliser un travail (job), répondre à un besoin ou effectuer une action spécifique. S’il fait bien le job, la prochaine fois que nous aurons cette tâche à faire, nous aurons tendance à l’ « embaucher » de nouveau. Par contre, s’il fait un mauvais boulot, il sera « viré » et nous chercherons une alternative.

La théorie des « jobs to be done » est un outil pour créer des produits et des services que les clients désirent acheter. Elle transforme notre compréhension du choix du client en s’intéressant directement au facteur à l’origine d’un achat.

Comment bâtir un  parcours clients ?

La posture à adopter est clairement  de décloisonner complètement l’entreprise et de s’extraire de l’organisation en silos pour adopter une vision commune à 360° des clients agrégeant toutes ses différentes facettes telles qu’elles peuvent être perçues par les multiples interlocuteurs de l’entreprise (marketing, commercial, SAV, comptabilité, …)

Construire le parcours client - crm repensez votre parcours clients l ere du numerique adn agile cci bordeaux gironde 26 10 2017

 

Parcours client : faites mieux que vos concurrents en créant plus de valeur à chaque étape.

La différentiation se trouve dans une nouvelle manière de penser : au lieu de se contenter de réagir aux parcours que les consommateurs tracent eux-mêmes, il s’agit de créer pour chacun d’eux des trajectoires spécifiques et de les guider au lieu de les suivre. En repensant ainsi leurs processus et leurs structures organisationnelles et en exploitant les outils numériques, les parcours deviennent un aspect central de l’expérience client associée à une marque et acquièrent autant d’importance que les produits eux-mêmes dans l’avantage concurrentiel.

 

Allez plus loin avec un logiciel de gestion de la relation clients (GRC / CRM)

Et si vous faisiez de votre logiciel de gestion de la relation clients (GRC / CRM) et de la connaissance clients un levier de votre développement ?

La suite logique à notre atelier sur le parcours client est notre rendez-vous du 7 décembre – 14H30-17H  « Optimisez votre relation clients et vos processus internes avec un logiciel de CRM »

Un logiciel de gestion de la relation clients CRM (GRC en français = Gestion de la Relation Clients) permet de suivre, d’historiser et d’analyser toutes les interactions avec les prospects / clients: contacts téléphoniques, échanges par messagerie électronique, consultations de votre site internet et d’organiser en parallèle les processus internes qui concourent à un achat client en ligne ou en magasin.

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Vous disposez ainsi d’informations pertinentes sur leurs profils, leurs besoins exprimés ou latents … pour leur proposer des offres personnalisées et mieux répondre à leurs attentes. Vos actions marketing sont plus ciblées. Vos commerciaux sont plus efficaces. Votre service SAV plus réactif … Toute l’entreprise bénéficie d’une vision client commune et partagée.

Cet atelier « spécial industrie » organisé par le Pôle Numérique de la CCI Bordeaux Gironde sera animé avec la société ADN Agile .

Atelier gratuit mais inscription obligatoire en suivant ce lien

#RH Impact des #transitions verte et #numérique : #emploi, compétences et #formation

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Les transitions « numérique » et « verte » bouleversent les activités et les organisations des TPE / PME.

Faisant suite au programme « Rue de la Formation » qui valorise des entreprises ayant réussi leurs transformations internationales, numériques et environnementales, le MEDEF poursuit son action de sensibilisation des chefs d’entreprises sur la nécessité de former leurs collaborateurs à ces nouvelles compétences.

Le MEDEF vient de publier une étude conduite par le cabinet Sémaphores, qui analyse l’impact des transitions verte et numérique sur les emplois et les besoins de compétences et de formation et qui met en évidence qu’elles sont perçues comme de véritables enjeux stratégiques pour toutes les entreprises.

La transition « numérique », qui impacte  directement leur développement commercial apparaît néanmoins comme prioritaire, au détriment de la transition « verte », perçue comme plus normative (cf ISO 14001 / Management environnemental, ISO 50001 / management énergie).

De façon générale, les entreprises attendent un décryptage de l’impact de ces transitions sur leur activité notamment sous la forme d’auto-diagnostics, de guides méthodologiques, de benchmark, de vulgarisations des travaux des observatoires des métiers, … et confirment leur besoin d’accompagnement.

Accompagnement sur les transitions « numérique » et « verte »

C’est ce à quoi la CCI Bordeaux Gironde s’emploie depuis 1997 au travers d’une équipe dédiée de conseillers du « Pôle Numérique » qui organisent et animent un programme d’ateliers et conférences de sensibilisation et proposent un accompagnement sur mesure en fonction des problématiques des entreprises. L’Observatoire Aquitain de l’économie numérique et une veille régulière diffusée sur le blog (yc sur les évolutions des métiers, les études …) les médias sociaux (Facebook, Twitter, Slideshare, …) viennent compléter ces dispositifs.

Le Groupe CCI Bordeaux Gironde compte par ailleurs e-cod Ecole de la communication et de la création digitale qui propose des formations supérieures et continues en design digital, webmarketing, communication multicanal …

Concernant la « Transition verte », outre les actions en faveur de la performance industrielle qui vise à optimiser les processus et à réduire les gaspillages, un  programme collectif régional « Performance et Maîtrise de l’Énergie » a été mis en place par les CCI Nouvelle Aquitaine. Enfin, dans le cadre du Club de la Mobilité, la CCI Bordeaux Gironde participe aux actions de sensibilisation des entreprises et de réflexion sur les enjeux de mobilité (cf article sur les plans de mobilité 2018 et séminaire du 6 juillet 2017) et de logistique urbaine.

Transition verte ?

De quoi parle-t-on ? De toutes les actions de lutte contre le dérèglement climatique et de préservation de l’environnement dans les domaines de l’énergie, du bâtiment, du transport, des déchets … :

Transition numérique / Transformation digitale sur notre blog

#infographie Baromètre 2015 des pratiques digitales des grandes entreprises

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Sia Partners, Econocom et l’Ifop viennent de réaliser la première édition du « Baromètre des pratiques digitales 2015 » qui met en exergue la diversité des pratiques et des priorités liées au numérique au sein de 400 grandes entreprises françaises.

  • Ainsi 58% des répondants auto-évaluent l’avancement de la transformation digitale de leur entreprise entre 1 et 6, sur une échelle de 1 à 10. 
  • 35% déclarent que le manque de ressources financières allouées au numérique est le principal frein à leur transformation digitale.
  • Le deuxième facteur cité est pour 35% la résistance interne au changement, responsable de l’inertie voire même du ralentissement vis-à-vis de la transformation digitale.
  • Le troisième facteur évoqué concerne les compétences puisque 28% d’entre elles déclarent ne pas disposer des bonnes ressources humaines en interne.
  • Enfin, la sécurité des données apparait également comme un des obstacles à la transformation digitale.

Ces enseignements sont à mettre en perspective pour les TPE et PME pour lesquelles les moyens humains et financiers sont encore plus limités et les besoins d’accompagnement et de sensibilisation doivent être poursuivis et amplifiés.

C’est justement le rôle et l’engagement du Pôle Numérique de la CCI de Bordeaux depuis 1997.

Détail de l’étude

Infographie

Source